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Interview sur le web magasine JETER L’ENCRE:
http://jeterlencremagazine.com/piet-du-congo/

Dans la veine graphique Pages 94 à 106(edition noir meduse)

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Dans TATOUAGE MAGAZINE (France) n°83 novembre-décembre 2011
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Dans « Art corpus family » page 362 à 377

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Dans TATTOO MAGAZIN (Hongrie) n°131 mars 2011
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Interview TATOUAGE MAGAZINE (France) n°83 novembre-décembre 2011 :

tatouage mag: » Peux-tu nous parler de ton parcours? « 
Piet:J’ai commencé le tattoo il y a + ou – 5 ans.
Au début à « l’arrache » chez moi. Ensuite Yann (glamort) m’a présenté à Jef et Kostek de la Boucherie Moderne. Suite à quoi j’ai commencé à bosser à la Boucherie.
J’ai vraiment eu de la chance de commencer avec eux, dans le sens que l’on partageait la même optique du tatouage, des pièces unique et non « traditionnelles ».
Je n’ai pas du manger du tribal et nettoyer des buses pendant 5ans avant de pouvoir faire mes propres dessins. Je suis très reconnaissant envers eux d’avoir eu la chance de commencer dans cette optique.
Actuellement, je bosse en guest régulièrement à l’étranger (à Paris chez Art corpus, à Berlin chez scratchers paradise et plus occasionnellement à Toulouse à la tannerie et à Prage chez tribo tattoo.
En décembre, j’ouvre un shop dans la campagne belge et sauvage de Rochefort.
Les amateurs de Bières Trappistes et de comédies musicales situeront et trouveront l’erreur.

En parallèle au tattoo, j’essaye de garder du temps pour le dessin, la peinture, la musique et surtout la poterie.

TM: « Peux-tu définir ton style et nous parler de tes inspirations? »
Je dirais qu’il est basé sur le principe du « mélange » c’est une sorte de « mash-up » visuel.
Je juxtapose des éléments provenant de différents univers graphiques et ou symboliques, des imageries assez cliché en général, juxtaposé jusqu’à leurs faire perdre leur sens premiers.
Je n’aime pas les choses univoques.
Au niveau visuel, j’essaye tjrs d’avoir différents aspects ; brutal et plus léché. J’aime aussi qu’il y ait une apparence de « mal fait ».L’esthétisme pure ne m’intéresse pas.
En musique, le punk a été une réaction au «gitar-hero » des années 60 et à l’aspect virtuose (solo et long morceaux techniques).
Le punk c’était des morceaux courts où le message, l’idée et l’énergie comptaient plus que la technique. C’est une forme de conceptualisme brutal et j’essaye de retranscrire ça visuellement avec la dimension « mash-up » en plus.
Au niveau des inspirations, pour répondre à ta question du coup, c’est très varié :
Basquiat,Grosz,l’Expressionisme, les affiches de concert,de cinema,de propagande, l’art religieux en général ,les dessins techniques ,l’anatomie,l’esthétique 8 bit et métal,
L’art médiéval,
Ce dernier parce qu’ils construisaient l’espace sur d’autre règles que la perspective et l’imitation du réel et aussi l’emploi des fond à motifs m’interpelle dans cette période.

TM:« Quels sont les commentaires que tu entends sur ton travail? »
Elles ne sont pas tjrs positives, pour certaine personne c’est horrible. Mais c’est le jeu, en faisant mes choix esthétiques, je savais que ça ne pourrait pas plaire a tout le monde.
Le « j’aime bien mais pas sur moi » est un classique aussi .
Sinon en général ça amuse car même si j’ai une approche et des thèmes qui peuvent sembler violents, il y a souvent un aspect second degré dans ce que je fais.

TM: » Comment travailles-tu avec tes clients? »
Piet: »Dans un premier temps, ils me contactent souvent par le net. On discute du projet, de ce qu’ils veulent, à quel emplacement et je leur explique comment moi je vois le projet. Souvent je demande une base d’images qui peuvent m’aider à comprendre leurs gouts et attentes.
Si possible on se voit une première fois pour que je dessine free hand directement sur le corps, histoire de voir pour la taille, la compo et essayer des trucs directement avec le client ce qui permet de se mettre d’accord et surtout d’adapter le tattoo un maximum au corps.
C’est important pour moi de prendre en compte le support. Je trouve qu’on passe a coté d’une chose essentielle en faisant le dessin sur papier sans penser à l’endroit où on va piquer.
Après avoir fait le dessin free hand, je fais un calque de ce qu’on a fait et souvent je le retravaille sur papier car ça me permet de mettre plus de détails et de retravailler les dessins avec des documents et surtout d’expérimenter!
J’aime bien prendre mon temps sur les projets, faire des recherches, réfléchir et voir le dessin plusieurs jours, essayer plusieurs possibilités.
Lors du rdv en général, je réadapte encore le tattoo en ajoutant des éléments « free hand »plus graphique pour ouvrir la composition

TM:« Et pourquoi ce pseudo Piet du Congo?
Piet: « J’ai lu je ne sais plus où, que quand un acteur de film X ne savait pas trouver son nom de scène, il prenait son deuxième prénom couplé avec le nom de sa rue. Comme tu peux donc le deviner, j’habite rue du Congo. »

TM:« Quels sont les tatoueurs que tu admires? »
Piet: » ceux qui essayent de développer un style personnel en marge du tatouage traditionnel sans trop lorgné sur ce que font les autres.
On en retrouvera pas mal dans le livre « La veine graphique » qui sort prochainement chez Noire Méduse.

TM:« Quelque chose à ajouter? »
Piet: »J’aimerais finir par les traditionnels remerciements : Doro pour l’aide au quotidien, Yann, Jef et Kostek pour le coup de main et la confiance à mes débuts, Lea, Lionel,l’équipe d’art corpus et de scratchers paradise, Orel kichigai pour le « portrait photo »
Et bien sur les clients sans qui cette merveilleuse aventure en dolby surround, remplie d’amour , de douleurs et d’effets spéciaux ahurissants, ne serait pas possible